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![]() Vitrine présentée à l'exposition internationale de Turin en 1911 |
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| Aux Etats-Unis, il est
le «French Knife» ; et Paul Bocuse, aussi célèbre dans ce pays qu’en France,
ne manque jamais de rappeler aux Américains que ce fut son premier couteau
d’enfant et qu’il l’utilise toujours quand il fait son marché... |
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![]() Médaille d'or décernée à Joseph OPINEL, à Turin en 1911. |
Il est même devenu une pièce de musée,
et pas seulement en Savoie. Bien sûr, à Saint-Jean-de-Maurienne, il a son
propre temple : «le Musée de l’Opinel»,
mais il est aussi exposé au Musée d’Art Moderne de New-York. En 1985, le
Victoria and Albert Museum organisa une exposition d’une centaine de produits
présentant le meilleur «design» : on y trouvait, à côté de la Porsche 911,
de la montre Rolex et des lunettes Ray-Ban… un couteau Opinel ! Couteau
né dans les montagnes, l’Opinel a gravi tous les sommets, a été de toutes
les expéditions. Léger et robuste, simple, peu onéreux, il est l’outil préféré des alpinistes. Dans la poche de guides ou de grands voyageurs il s’est retrouvé au Makalu, au Dhaulagiri, au Jannu, au Huascaran, au Chopicalqui, comme en Amazonie, au Groenland, à Madagascar ou en Afrique. Ne dit-on pas qu’un sherpa, à qui un alpiniste voulait offrir un Opinel, sortit tranquillement le sien de sa poche ? |
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| En somme, un siècle après sa création, le petit couteau de Gevoudaz se porte bien. C’est même un jeune plein d’allant, qui continue de conquérir des marchés. Son nom est presque devenu commun, au point qu’on en oublierait qu’il est celui d’une famille. Or, les Opinel, ce sont aussi des hommes. Après Joseph, après Marcel, Maurice est entré en 1950 dans l’entreprise, puis en a pris la tête. Sous sa direction, la nouvelle usine de la Revériaz est venue s’ajouter à celle de Cognin. |
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Pour le prestige que le succès de ses
produits fait rejaillir sur la Savoie tout entière, il a reçu diverses distinctions,
dont une particulièrement chère au cœur des Savoyards, le Prix des Neiges.
Enfin, l’un de ses trois enfants, Denis, est directeur général de la coutellerie. Ainsi, en trois générations, le couteau Opinel a bouclé son premier centenaire. La relève est assurée et l’on est bien parti pour le deuxième ! |
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