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Opinel se porte bien ! Dans les deux usines, celle de Cognin et celle, ultramoderne, de la Revériaz, à Chambéry, une centaine de personnes maintiennent la tradition de qualité chère au fondateur de la marque. Bien sûr, la tradition n’est pas le passéisme ! Les manches ne sont plus façonnés à la main, tout ce qui a pu être automatisé l’a été. Les vieilles installations ont été remplacées par des machines robotisées, de conception maison — là, on est fidèle à la tradition — pour effectuer la cinquantaine d’opérations nécessaires à la fabrication d’un couteau. |
| A l’aide d’une presse de 120 tonnes,
la lame est découpée dans du feuillard d’acier. Elle est ensuite chauffée
à plus de 800° avant d’être plongée dans un bain d’huile spéciale : c’est
la «trempe» qui va lui donner sa dureté. Puis elle est nettoyée, chauffée
de nouveau et refroidie à l’air : c’est le «revenu». Enfin, suivent les
opérations d’aiguisage et de polissage. |
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La virole est découpée dans des feuillards d’acier
doux : les petits trapèzes sont amenés à leur forme conique par emboutissage,
une presse leur donnant leur aspect définitif. |
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Comme tout objet de qualité, remportant un succès mérité,
le couteau Opinel a parfois tenté les plagiaires, mais sans grand résultat
! On n’improvise pas le savoir-faire. L’utilisateur ne peut se tromper,
l’Opinel est bien reconnaissable. Les tailles du siècle dernier ont été
conservées : du N° 2, à la lame de 35 mm pour 45 mm de manche, au N° 12
et sa lame de 120 mm, avec même un exceptionnel N° 13 qui, si l’on avait
gardé la numérotation régulière de la série devrait s’appeler N° 24. Mais
n’oublions pas les modèles spéciaux : couteau à lame pointue, à lame courbe,
inoxydable, à lame effilée ; série luxe au manche de bois précieux, à
la lame «polie-glace» ; scie fermante ; couteau du Bicentenaire au manche
en bonnet phrygien ; bijou enfin, où les ors blanc et jaune se mêlent
au lapis-lazuli, à l’onyx ou au vermeil. |
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| Après avoir accompagné les Jeux Olympiques, il a tenu à célébrer le cinquantenaire du débarquement d’août 1944 par des éditions numérotées en français et en anglais. L’invention du cinéma à Lyon par les frères LUMIERE en 1895 a été commémorée par un couteau OPINEL spécial «noir et blanc» et bien sûr, la Coupe du Monde de football 1998 ne se fait pas sans le couteau OPINEL. | |||