Objet de musée, mais surtout outil de tous les jours présent dans des millions de poches, le couteau Opinel ne pouvait manquer d’inspirer les écrivains. Il est vrai que dans toutes les régions de France, on dit «opinel» comme on dit «couteau». Devenu presque un nom commun (tout en étant une marque déposée) il a gagné ses lettres de noblesse en perdant parfois sa majuscule.
Des auteurs aussi différents que Jacques Lanzmann, Michel Déon, Gérard de Villiers, Jean Dutourd, Jean-Pierre Chabrol ou Me Badinter l’ont cité dans leurs livres.
Olivier, le héros des «Noisettes Sauvages» de Robert Sabatier, est fier de son «bon Opinel au nom du héros de chanson de geste». Dans «Les doigts pleins d’encre», Doisneau et Cavanna citent la «prestigieuse lame de voyous […] à virole tournante qui vous classe tout de suite un type très haut dans l’échelle des valeurs sociales».
Même optique, avec une certaine dérision pour Renaud :
«Viens faire un tour dans la ruelle,
J’te montrerai mon Opinel.»
Quant à Bérurier, le pittoresque adjoint du célèbre «commissaire San Antonio», peut-on imaginer qu’il engloutisse un de ses pantagruéliques repas sans l’aide de son Opinel ?